Un projet de reconstruction pour la station d’épuration de Brochon
La station d’épuration de Brochon a été mise en service en 1970. Elle a fait l’objet de deux modernisations successives : en 1990, avec une augmentation de sa capacité de traitement, puis en 2012, avec une amélioration du traitement des boues.
Cet ouvrage assure actuellement le traitement des eaux usées des communes de Brochon, Couchey, Fixin et Gevrey-Chambertin, ainsi que de deux communes de la Métropole dijonnaise : Perrigny-lès-Dijon et Marsannay-la-Côte.
Son dimensionnement permet aujourd’hui de traiter une charge de 30 000 équivalents-habitants en période normale et jusqu’à 38 000 équivalents-habitants en période de pointe.
Toutefois, plusieurs évolutions majeures ont conduit la collectivité à engager un projet de réhabilitation :
- le retrait programmé des deux communes appartenant à la Métropole dijonnaise (représentant environ 7 800 habitants),
- le vieillissement du génie civil de certains ouvrages,
- et la nécessité de se conformer à la nouvelle directive européenne relative au traitement des eaux résiduaires urbaines (DERU2) du 27 novembre 2024.
Les études préalables ont été confiées au bureau d’études ARTELIA en mars 2020. Après plusieurs adaptations techniques et réglementaires, le projet a été présenté fin janvier 2026 à la Direction de l’Environnement de la Communauté de communes.
À l’issue de ces études, la capacité future de la station a été redéfinie à :
- 25 000 équivalents-habitants en période normale,
- 31 000 équivalents-habitants en période de pointe.
Deux scénarios de travaux ont été envisagés :
- Une solution de base, consistant en une reconstruction partielle de la station actuelle, avec conservation de certains ouvrages datant de 1990. Cette option est estimée à 8,2 millions d’euros et serait réalisée dans le cadre d’un appel d’offres classique.
- Une solution alternative, reposant sur une reconstruction complète de l’installation, dans le cadre d’une procédure de « dialogue compétitif ». Cette démarche permettrait aux entreprises candidates de proposer des procédés de traitement innovants, alternatifs au traitement biologique classique étudié par le maître d’œuvre. Le coût de cette solution est estimé entre 10 et 10,5 millions d’euros.
Le projet intègre également l’amélioration des conditions de travail du personnel, avec la création ou la réhabilitation des locaux sociaux (sanitaires, vestiaires et salle de restauration).
Des financements seront mobilisés, notamment auprès de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse et du Département de la Côte-d’Or.
Le démarrage des travaux est envisagé à l’horizon 2027.

